un article consacré à l'exploitation de M et P Aimé, (clic)   et un autre à la coopérative apicole de Surgères  (clic)

  • Le miel, ce nouvel or jaune qui attise les trafics en tout genre

Par   Eric de La Chesnais   Publié le 05/09/2017
ENQUÊTE - Alors que la consommation de ce produit aux multiples qualités augmente, la production est en chute libre à cause de la disparition des abeilles. Conséquence : le nombre des falsifications se multiplie. Un fléau pour l‘industrie apicole, pire que les pesticides ou les problèmes sanitaires.
Avec le vin et l'huile d'olive, le miel fait partie des trois denrées agricoles les plus contrefaites au monde. «Faux étiquetage, origine trafiquée ou ajout de sirop de sucre: le marché international du miel est inondé de produits frauduleux», dénonce Norberto Garcia, président de l'Organisation internationale des exportateurs de miels. Les statistiques expliquent, à elles seules, l'ampleur du problème. «Il y a de moins en moins d'abeilles sur la planète, mais on n'a jamais autant consommé de miel, cherchez l'erreur», interroge dubitatif Henri Clément, président de l'Unaf (l'Union nationale de l'apiculture française), lui-même producteur en Lozère. En effet, alors que la production mondiale avoisine 1,5 million de tonnes, selon la FAO, la consommation est supérieure de 400.000 tonnes. Un exemple: la Chine, numéro un mondial du miel, produit près de 450.000  tonnes, exporte le tiers de sa production, mais en consomme quelque 750.000 tonnes.
En France, alors que la production a été divisée par quatre en 25 ans, avec un plus bas historique l'an dernier (9000 tonnes), la consommation de ce produit sain, aux nombreuses qualités nutritives et thérapeutiques, ne cesse de grimper. Elle a dépassé les 45 000 tonnes en 2016, selon le président de l'Unaf, dont plus de la moitié est importée de l'Union européenne. Alors d'où vient ce miel qui ne provient pas des abeilles?

  • Menaces sur les insectes pollinisateurs : deux articles récents confirment les impacts des néonicotinoïdes sur les pollinisateurs, un autre met en lumière les effets délétères de l’éclairage nocturne.

 De nombreuses menaces pèsent sur les insectes pollinisateurs. Même si nos sociétés n’ont pas encore complètement pris la mesure de leur impact à court ou moyen terme, ni engagé les moyens de la protection de ces éléments essentiels de la biodiversité, elles sont pour la plupart largement connues et étudiées. Il s’agit de la pollution chimique des milieux, du changement climatique, des maladies, de la destruction des habitats ou de la raréfaction de leur nourriture dans un paysage agricole de monocultures.
Néanmoins, certaines controverses perdurent. L’une d’entre elles fut très bien illustrée au moment des débats sur le résumé pour décideurs sur les pollinisateurs, la pollinisation et la production alimentaire de la plate-forme intergouvernementale sur la biodiversité et les services écosystémiques (IPBES). Le principal argument pour ne pas mentionner les impacts potentiels des insecticides néonicotinoïdes sur les pollinisateurs domestiques et sauvages était que les études disponibles n’avaient pas été conduites dans des conditions d’exposition retrouvées en conditions naturelles et que les études toxicologiques n’utilisaient ni des doses d’insecticides, ni des durées d’exposition réalistes, ces doses et durées n’ayant jamais été réellement quantifiées alors qu’elles constituent deux paramètres clés pour établir des liens de cause à effet. Deux articles scientifiques, publiés le 30 juin dernier dans la revue Science, intègrent ces remarques et mettent fin aux derniers doutes qui pouvaient subsister sur les dommages des néonicotinoïdes sur les pollinisateurs. Hélène Soubelet, directrice de la Fondation pour la recherche sur la biodiversité, en propose ici des synthèses. http://www.fondationbiodiversite.fr/fr/actualite/898-menaces-sur-les-pollinisateurs.html?showall=&start=1

Par ailleurs, d’autres menaces moins connues, voire tout à fait ignorées, devraient faire l’objet d’une prise en compte par les pouvoirs publics et les citoyens. C’est le cas de la pollution lumineuse qui perturbe l’activité des pollinisateurs nocturnes en diminuant très significativement les visites des fleurs sans que cet effet soit compensé par les pollinisateurs diurnes. Philippe Gros, chercheur à l’Ifremer propose, un résumé de l’article paru dans la revue Nature sur l’impact de l’éclairage nocturne sur les pollinisateurs.
http://www.fondationbiodiversite.fr/fr/actualite/898-menaces-sur-les-pollinisateurs.html?showall=&start=2

  • formation : création du Certificat de Spécialisation apiculture

Arrêté du 13 juillet 2017 portant création du certificat de spécialisation option "apiculture" et fixant ses conditions de délivrance (JO du 25 juillet 2017)
Ce diplôme s'appuie sur les référentiels de diplôme du brevet professionnel option « responsable d'entreprise agricole » (BPREA) et du baccalauréat professionnel spécialité « conduite et gestion de l'entreprise agricole » (Bac Pro CGEA). Ce certificat de spécialisation est également accessible par la voie de la formation continue (12 semaines en centres et 12 semaines en milieu professionnel) et par la validation des acquis de l’expérience (VAE). Dans le cas d'une préparation par la voie de l'apprentissage, la durée du contrat est d’un an.
http://www.chlorofil.fr/diplomes-et-referentiels/formations-et-diplomes/certificats-de-specialisation.html

  • déclaration ruches

La campagne de déclaration pour 2017 est ouverte. Tous les apiculteurs doivent réaliser la déclaration annuelle obligatoire de ruches entre le 1er septembre et le 31 décembre.
http://mesdemarches.agriculture.gouv.fr/demarches/exploitation-agricole/obtenir-un-droit-une-autorisation/article/declarer-la-detention-et-l-294?utm_source=campagne+Icko&utm_campaign=047dda8327-EMAIL_CAMPAIGN_2017_09_01&utm_medium=email&utm_term=0_9842524de0-047dda8327-13367765&mc_cid=047dda8327&mc_eid=cd6294ce83

  • l'ADAAQ met en ligne les données du suivi de 200 ruches équipées de balances

pour suivre en direct la prise de poids de 200 colonies (toutes les 48h) http://adaaq.adafrance.org/infos/tournesol.php