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Agent pathogène : streptococcus pluton, paennibacillus alvei, achromobacter euridyce,

Description de la maladie

Comme la loque américaine, la loque européenne est une maladie bactérienne du couvain mais l’agent pathogène n’est pas unique.

Elle est provoquée par plusieurs germes, la prédominance de l’un ou de l’autre peut donner un aspect différent au couvain.

Des facteurs externes favorisent le développement de la loque européenne comme les carences en pollen ou la présence de Varroa destructor. Elle est dépendante des conditions du milieu.

Compte tenu de l’importance des facteurs externes dans l’apparition de la loque européenne et dans sa régression, toutes les mesures aptes à renforcer la résistance des colonies à l’infection doivent être appliquées.

 Elles concernent notamment les provisions de pollen, la qualité de la reine, la force des populations.

Des mesures conservatoires sont à prendre en cas de maladie:traitements, contrôle après traitement et visite systématique au printemps suivant, désinfection du matériel

Contamination et dissémination

  • Dans la colonie: la contamination se fait par les nettoyeuses qui mettent à jour, en éliminant les larves mortes, les germes contenus dans les cellules.
  • Cette contamination se produit également par voie buccale et par ingestion de nourriture souillée
  • D’une colonie à l’autre: par le matériel apicole, le pillage des colonies affaiblies, les hausses allant d’une ruche à l’autre, la dérive, le transport des ruches.

Diagnostic

  • odeur nauséabonde, parfois aigre ;
  • dissémination du couvain ;
  • les larves, atteintes avant l’operculation, ne sont ni visqueuses ni adhérentes aux parois des alvéoles ;
  • dans les cas anciens, présence d’écailles loqueuses détachables des parois des alvéoles.

Moins sévère que la loque américaine, elle disparaît spontanément ou persiste de manière insidieuse.

Symptômes

Avant l’operculation (forme primaire) :
  • le couvain est clairsemé ;
  • les larves s’avachissent et prenne une couleur jaunâtre et enfin brunâtre ;
  • à l’extrémité de l’intestin moyen, on peut apercevoir au travers de la peau du dos, un grumeau jaune sale ;
  • écailles de la loque européenne : les larves enroulées malades ou mortes reposent dans les cellules dans toutes les positions possibles ;
  • test de l’allumette : la masse est friable ou visqueuse, pas vraiment filante ;
  • odeur acide, parfois fécale

 

Après operculation (forme secondaire) :

 

 

  • couvain très clairsemé ;
  • les opercules sont aplatis ou affaissés, en partie perforés ou absents, de couleur sombre, humide ;
  • résidus genre laque de couleur noire sur la partie interne de l'opercule
  • résidus de larves (écailles) de couleur brun foncé à noire dans la cellule que l'on peut détacher facilement de leur support
  • test de l'allumette : fiable, légèrement filante.

 

Prophylaxie

On surveillera attentivement la pression que peut exercer Varroa sur les colonies et les réserves de pollen qui devront être complétées en cas de manque, (le nourrissement).

C’est une Maladie Réputée Contagieuse (MRC).

Dégâts

Le couvain meurt , la colonie s’affaiblit et dépérit. Le rucher doit être assaini

Mesures de protections

Ces mesures portent sur les emplacements de rucher, l'action des agents sanitaires, la visite des colonies, l’autorisation de déplacement des ruches…

Mesure d'éradication

Désinfection systématique de tout le matériel  par :
  • la chaleur sèche : flamme ;
  • la chaleur humide : ébullition, stérilisation

Traitements

Les produits médicamenteux n’agissent que sur les bactéries déjà en place dans l’organisme de la larve.

Importance des mesures de prophylaxie sanitaire (désinfection du matériel).

Les rayons malades doivent être éliminés.

 

DGAL/SDSPA/2015-1072

du 10-12-2015
Statut : EnVigueur

https://info.agriculture.gouv.fr/gedei/site/bo-agri/instruction-2015-1072